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The Bike Shed – London

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Le hasard fait bien les choses. Enfin des fois en tout cas. Ca dépend. C’est le hasard. Déjà saoulé? T’en fais pas le reste de l’article va être beaucoup plus digeste. La preuve, c’est la première fois qu’un article fait… 36 photos.

Tout ça pour dire que cette fois là, le hasard a bien fait les choses.

Pour situer un peu les circonstances, j’étais en weekend à Londres avec deux potes, Charlie et le Doc, bassiste des Mad Preachers, mon groupe qui déchire. Un article sur les aventures de ce fameux weekend arrive bientôt sur le blog, mais je préfère commencer avec cette découverte en particulier. Ce jour là notre ami Charlie était parti user de ses charmes sur les jolies londonienne, du coup le Doc et moi même avons décidé de descendre depuis le haut de East-London à pieds pour rejoindre le fameux Tower Bridge, le tout sans regarder la direction à prendre sur nos téléphones, juste au feeling, en roues libres.

Il s’agit d’un trajet d’une heure à pieds en ligne droite, et on a complètement zigzagué ahah. Pour moi le seul moyen de découvrir vraiment une ville c’est de partir d’un point A pour aller vers un point B à pieds en faisant absolument tout pour se perdre en route. C’est comme ça que l’on fait les meilleurs découvertes.

Y’a des moments dans une vie où il faut savoir laisser une petite place au hasard.

Du coup après plus d’une heure de marche à refaire le monde en s’arrêtant de spot en spot pour faire des photos cools (le plus souvent des photos avec des têtes de débiles dans des positions d’abrutis) on sort d’une zone d’habitations super calmes et on se retrouve à nouveau sur un carrefour plus animé. Je regarde les pointes des immeubles de la City au loin pour garder à peu près le cap, et je dis à mon compagnon de fortune peu fortuné qui se laisse guider, juste heureux d’errer dans sa ville préférée:

« je pense qu’il faut qu’on aille à gauche. On va à droite? »

« Ouais »

« Ok »

On fait 25 mètres, je m’arrête sans raison, je lève les yeux et je vois ça:

 

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The « Fucking » Bike Shed.

Alors c’est là où, si tu n’aimes pas spécialement l’univers de la moto, tu te dis que tu viens de te taper un quart d’heure de lecture inintéressante pour RIEN. Attends! Reste! C’est pire après.

Ahah, en réalité cet article parle de tout ce qui fait cet endroit construit, certes, autour de la passion de la moto, mais aussi de l’univers rock n’ roll, des barbershop, de l’architecture et la déco industrielle traitées avec gout, de bière, de style et de potes.

Ca pose déjà pas mal les bases de ce qu’est le Bike Shed. C’est un concept store qui a été construit dans d’anciennes caves des anciens quartiers ouvriers de East-London . C’est un restaurant, un bar, un barbershop, une salle d’expos de bécanes custom, un shop d’accessoires et de vêtements pour le motard, mais pas que. Et tout ça dans un décor de loft à se rouler par terre. Bref, ça envoie.

Pour faire simple, c’est un des spots que j’avais le plus envie de voir à Londres qui ne soit pas un monument, et je tombe dessus par hasard dans cette siiii petite ville. GOOD.

 

Donc on entre sans trop savoir à quoi s’attendre et on est directement accueilli par cette Kawasaki Brat style qui annonce la couleur.

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Alors je fais une petite piqure de rappel sur le fait que c’est ici le blog d’un mec qui ne connait à la base quasiment rien en mécanique mais qui aime apprendre, et dont le but final est de savoir démonter de A à Z une bécane en sachant exactement à quoi sert chaque pièce (c’est pas pour tout de suite…). Du coup je ne suis pas un pro, j’apprend petit à petit et je partage ici les nouvelles choses que j’arrive à intégrer et les moments où je me jette à l’eau sur ma propre machine, pour dépanner ceux qui comme moi essaient et galèrent à trouver des instructions simples d’accès, ou juste pour faire marrer les pros de me voir galérer avec mes gros sabots de novice.

Du coup quand je parle plus haut de « Brat style » il s’agit d’un type de cafe racer (pour faire simple transformation d’une bécane pas toute jeune et assez moche en petit bolide épuré et super stylé) que l’on reconnait à cette selle plate qui va jusqu’au bout du châssis.

Pas mal comme accueil. Et il suffit de regarder à droite pour tomber un truc qu’on ne voit vraiment pas tous les jours…

 

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Je ne vais pas m’aventurer à dire que je sais ce qu’est cette bécane sortie de l’atelier d’un artiste fou. C’est manifestement un custom avec un moteur Moto Guzzi inspirée des machines faites pour les courses de vitesse sur les étendues de lacs salés. J’aurais tendance à penser que quasiment toutes les pièces y compris le cadre ont été conçues sur mesure, mais je n’ai aucunes infos. En tout cas de la ligne jusqu’aux matériaux c’est absolument superbe, une vraie oeuvre d’art.

 

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J’ai adoré cette petit bobine qui doit probablement être un générateur. Pour moi c’est juste un coeur de rechange d’Iron-Man que Tony a été sympa de prêter pour booster la machine.

 

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Une fois que tu as fini de baver, que tu as fermé la bouche et que tu te décide à passer l’entrée tu tombes sur la partie restaurant. On est arrivés sur les coups de 17h du coup on a privilégié la compagnie d’une bière plutôt que la bouffe et on a même pas regardé la carte.

 

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Le resto passé, on voit qu’ils ont mis un petit mec dans une boite en verre et tenté de reconstituer son habitat naturel pour qu’il se sente bien.

 

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Soit ça, soit ils ont reconstruit un petit barber shop à la déco mortelle. Un serveur m’a expliqué que c’est un pote à eux barbier qu’ils ont installé là, qui est indépendant. Ce n’est pas un employé du shop.

 

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La déco est juste excellente. Et le gars a une dégaine de folie aussi. Pas de bol comme on est arrivé un peu tard le barber shop fermait. Il a juste eu le temps de finir son dernier client.

 

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Tu as du voir passer plus haut cette petite Triumph qui se planque devant la vitrine.

 

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Comme on est sur une logique de non information depuis tout à l’heure à propos des bécanes on va y aller jusqu’au bout: je ne connais rien sur cette meule à part que c’est une Triumph, et qu’elle est cool. Merci qui?

 

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C’est la seule moto que j’ai vu avec un panneau « à vendre ». J’imagine que les préparateurs peuvent mettre leurs créations en expo / dépôt vente dans le shop.

Elle avait un côté bien roots dans ses finitions qui lui donnait une allume de bécane badass. T’as juste envie de sauter dessus pour aller faire des conneries.

 

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Petit crochet à droite et tu arrives dans la partie salon / shop. Là encore déco et éclairages soignés au top.

Dans la première partie de la cave on trouve de gros chesterfields en cuir, des tables en bois brut, des tapis persans, des lampes rétro type atelier et de la brique à foison. Le tout entrecalé de bécanes… que demander de plus?

Dans la deuxième partie on trouve une boutique qui propose des casques, blousons, accessoires… En général du matos de qualité trié sur le volet. J’ai pris la photo un peu tard comme pour le barbier, du coup le shop était fermé. En temps normal il est ouvert sur la salle.

 

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La tache blanche en bas a droite du plan large du salon t’as peut-être interpellé? Il s’agit d’une préparation sur la base de la Nine-T de chez BMW. J’ai eu l’occasion de l’essayer il y a quelques mois sur des routes de campagne, et c’est vraiment un jouet d’enfer. C’est à la fois super léger, super maniable et tout ça couplé à une méchante patate.

C’est d’ailleurs un joujou tellement sexy que notre ami Chazster a choisi de revendre son sportster Harley-Davidson pour céder a ses charmes.

Si tu ne suis pas encore son blog ou son insta vas y jeter un oeil, ça vaut le détour. Ca se passes ici: Chazster

 

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Une fois bien installés sur nos gros canaps en cuir, on s’est quand même dit le doc et moi même qu’un truc manquait à ce tableau idyllique… Qu’est-ce que ça pouvait bien être?…. AH OUI! Une bière…

Le serveur nous amène une carte des boissons on et y découvre une liste d’une quinzaine de bières avec des intitulés plus cool les uns que les autres. On en a testé quelques unes, toutes bonnes et originales, mais celle sur la photo qui suit était particulièrement nice, et vraiment jolie.

 

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Non mais sérieusement, mate moi un peu la classe de cette souris!

 

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Là où l’on était installés nous étions cernés de belles bécanes. Et une certaine créature de rêve a particulièrement capté mon attention…

 

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J’avais été invité par les briquets Zippo (qui est une marque que j’adore et qui entre autre m’a permis de voir jouer au bataclan et de rencontrer StoneSour avec Corey Taylor…….. Soirée de malade) au Midnight Garage à Bastilles pour le lancement de la Bobber Black de chez Triumph.

Quand Triumph a lancé la Bonneville Bobber ils m’ont scotché. C’était une machine de folie d’un point de vue esthétique, et c’était surtout la première bécane depuis le lancement de la 48 de chez Harley qui mettait un petit coup de vieux à la mienne. Dur.

Cette Meule était quasiment parfaite. Et à peine un an après sa sortie, Triumph sort la Bonneville Bobber Black qui corrige le peu de défauts existants sur le modèle précédent. Ces gars sont des tueurs.

 

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Du coup avec tout ça j’en viens à hésiter à peut être, éventuellement, sur un malentendu, changer de destrier. Je travaille sur l’idée, comme en témoigne l’intense perplexité sur mon visage capturée par le Doc sur les deux photos suivantes ahah.

 

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Affaire à suivre…

 

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Sur notre droite se trouvait une autre espèce de créature que je ne saurai absolument pas identifier, mais qui était cool. Du coup je te laisse simplement profiter des photos.

 

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Tiens en parlant du Doc, il n’a pas encore de moto mais en rêve probablement toutes les nuits en mordant son oreiller.

La bestiole sur les photos à suivre a su trouver les mots justes pour enflammer son coeur, et pourrait potentiellement être l’élue de ce dernier.

 

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C’est un Street Scrambler, toujours de chez Triumph. Scrambler correspond à un type de moto dans l’esprit des bécanes de cross des années 70, que l’on reconnait le plus souvent avec leurs pots d’échappement en hauteur et les pneus à crampons.

 

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C’est vrai qu’elle a quand même une sacrée gueule.

 

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Voilà, on a à peu près fait le tour du Bike Shed au travers de cet article déjà à rallonge, alors que franchement j’ai essayé de faire court (si si on dirait pas mais je te promet).

Il y a encore des tonnes de choses à dire et à montrer, mais j’espère avant tout que ça t’aura donné envie d’aller y faire un saut pour prendre une bière pendant ton prochain trip à Londres.

Je te laisse avec quelques images d’ambiance pour finir, juste parce que l’article était un peu radin en photos…

ENJOY!

 

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