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Surf trip paradisiaque – Bali

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Attention, cet article est aussi sexy que déprimant.

A  un moment où Paris a frôlé la crue du siècle tellement le temps y met de la mauvaise volonté, c’est pas évident de revenir deux mois en arrière pour se replonger dans le surf trip de trois semaines à Bali…

On se rassure en se disant que l’été va bien finir par arriver, et on y va!

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Au départ de Paris, je suis arrivé le 7 mars au soir à Bali après 12 heures de vol… Le soir de « Nyepi », le nouvel an Balinais.

J’étais vaguement au courant que c’était une fête religieuse, mais c’est en arrivant que j’ai compris en posant la question à un local que pour l’occasion toute l’île se fige pendant 24h, de minuit à minuit. Du coup on a eu du bol d’arriver tout juste avant minuit pour attraper un taxi jusqu’au surfcamp.

Arrivés sur place, un mec un peu bizarre nous accueille au camp dans le noir le plus total (puisqu’il est minuit passé) et nous emmène jusqu’à notre chambre. Pour le moment impossible de se faire une idée du paysage ou de quoi que ce soit puisqu’on traverse à l’aveuglette des massifs de végétation en suivant notre guide improvisé, ce qui est pour le moins frustrant lorsque l’on débarque pour la première fois sur une île inconnue.

Pas vraiment fatigués malgré les 12 heures de vol, on va se coucher pour essayer de raccourcir la nuit qui nous sépare de notre première journée, pas de bol…. Pour moi ça sera nuit blanche, bien trop excité! La bonne nouvelle c’est que ça m’a permis d’assister en direct au premier lever de soleil balinais aux alentours de 5 heure du mat.

Et accessoirement, la photo juste en dessous est la première image de Bali que j’ai eu en sortant du bungalow dans lequel on dormait. Pas mal…

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Ensuite petite visite du camp pour se faire une idée de notre cadre de vie pour les trois prochaines semaines. Pas mal non plus…

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Premier petit dej’, on rencontre des personnes des quatre coins du monde qui pour certains vont devenir de super amis (et nous donner des conseils en or!).

Et comble du bonheur, je mange enfin un de ces trucs mélangés bizarres au muesli avec lesquels toutes les instagrameuses m’ont rendu fou depuis des mois!

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Etants en plein jour de Nyepi, nous sommes bloqués dans le camp pour la journée avec l’obligation de faire un minimum de bruit, sous peine d’être embarqués au poste si la police de passage nous entend… Du coup piscine, sieste et… Piscine! Le soir venu, la nuit tombe assez tôt et l’on se retrouve à contempler un spectacle auquel on ne s’était pas du tout préparé. Pour faire simple, vous prenez une île, vous éteignez absolument toutes les lumières, et vous vous retrouvez sur un caillou au milieu des eaux sans la moindre pollution lumineuse à des dizaines de kilomètres… Le plus beau ciel de nuit que j’ai pu voir à ce jour, et tout ça allongé dans la piscine une bonne partie de la nuit à descendre des bières. Vous avez dit paradis?

Lendemain matin, réveil un peu plus tardif, on en profite pour poser les bases de notre fonctionnement à la française qui vont être les mêmes pendant tout le voyage: on est super à la bourre et on doit embarquer la moitié du petit dej’ dans les vans qui nous emmènent au premier spot de surf.

Au passage, je vous présente l’équipe de choc: Ryan, alias « le babe », ami d’enfance avec qui on ridait nos boards de skate toute la journée à l’âge d’or de nos 14 ans, avant de se retrouver pour aller à la salle de sport et pour re-rider nos boards de surf et de skate. Et Elli, alias « le druide » (Eldridge de son vrai prénom), que j’ai eu le plaisir de rencontrer à l’occasion de ce voyage.

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Une fois embarqués dans les vans, on fonce vers le premier spot de surf complètement shootés à l’adrénaline, et l’on arrive à Balangan beach, tout simplement le spot ultime.

Tout d’abord, on se retrouve simplement subjugués par la beauté de cette plage enclavée. La plage paradisiaque par excellence! Ensuite, c’était seulement la deuxième fois que je mettais les pieds sur une board de surf, et ce spot a la particularité d’être accessible pour tous les niveaux, la vague déroulant le long de la plage en rétrécissant. Du coup on s’est tellement senti à la maison ici que même si l’on a exploré d’autres spots au cours des trois semaines, on y a passé la majeur partie de notre trip.

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En même temps, comment ne pas se sentir à l’aise? On arrivait le matin en scooters pourris loués à droite à gauche avec les boards chargées sur le coté (au bout de quelques jours les gars du surfcamp se sont comportés comme des raclure, on a préféré troquer les vans contre notre liberté), un petit Coca-cola bien frais pour se remettre du voyage, une grosse session de surf, une grosse bouffe directement sur une des pagottes qui bordent la plage dans laquelle on a quasiment élu domicile, une noix de coco, et retour à l’eau pour la deuxième surf session de la journée.

Concrètement, seules trois choses pouvaient nous arrêter: l’épuisement, une board pétée (et il y en a eu pleins, heureusement que c’était des locations), et le « low tide », soit la marée basse.

A Bali, on se retrouve souvent à surfer dans des eaux peu profondes, du genre les pieds qui touchent le fond lorsque l’on est assis sur la board. Du coup quand la marée commence à descendre, ça devient vraiment Rock n’ Roll! Il ne faut pas avoir peur de se retrouver à racler le corail avec le dos à la moindre gamèle. et si l’envie vous prend de tenter le diable et de rester un moment dans l’eau à marée basse, la sortie marque le début d’un lonnnnnnng périple à piétiner lamentablement sur les coraux coupants comme des rasoirs sur des dizaines de mètres pour rejoindre la plage.

La photo en dessous a été prise sur la même plage à marée basse, aux alentours de 18-19h, si vous voulez vous faire une idée du changement de décor.

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Une autre caractéristique de Bali, c’est les animaux errants. Le coeur d’artichaut que je suis a pas mal souffert sur ce plan là, âmes sensibles à la cause animale, vous voilà prévenues.

Par contre, tous les animaux (chiens et chats) sur vraiment trop mignons. C’est comme ça que l’on s’est retrouvés avec « Moustache », un gros chat qui squattais le bungalow le soir et dormait sur nos lits la journée. Un gros nounours qui se laissait volontiers prendre dans les bras et papouiller.

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En fait, Moustache était tellement à l’aise que le lendemain il a même appelé un pote pour profiter du spot! Tant mieux, plus on a de chats, plus on est heureux!

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Il y a aussi un peu partout en liberté des poules, des coqs et des vaches tellement petites qu’elles ressemblent plus à des biches qu’à autre chose.

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Sur le plan nourriture, je dois avouer qu’on a pas mal été déçu. On s’attendait à une cuisine de type thaïlandaise avec des dizaines et des dizaines de plats plus parfumés les uns que les autres, mais en réalité les Balinais se nourrissent presque exclusivement de riz sauté et nouilles sautées.

Dans la mesure ou l’on a passé trois semaines dans la même zone, le sud , qui était très rural et où les gens vivent simplement, je ne peux pas parler au nom de tout Bali. Il en est surement différemment dans les grandes villes. Quoi qu’il en soit, on s’est très vite lassé de manger toujours la même chose, et en cherchant un peu on a trouvé quelques restaurants un peu plus aventureux avec leur menu (comme sur la photo en dessous, avec des burgers et des accompagnements super originaux, malheureusement plus beaux que bons…). Mais si la nourriture est carrément bon marché à Bali, aller dans un resto un peu « Fancy » rime avec une addition tout de suite plus occidentale.

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Et qui dit bien manger dit aussi bien s’hydrater! Et c’est là que les choses sérieuses commencent.

A Bali, un soir = un coucher de soleil de folie. Et des soirs, on en avait pleins. Alors pour les occuper intelligemment (rien à voir avec l’intelligence mais on s’en tape, ça sonne bien) on nous avait conseillé un spot avec une vue qui envoie, le « Single Fin ».

Impossible de rester dans l’ignorance, on se devait d’aller se faire notre propre avis.

Après s’être planté un certain nombre de fois de route, nous sommes arrivés juste à temps pour contempler le coucher de soleil tant vanté. Et pas de publicité mensongère sur ce coup là: l’endroit est fou, c’est un espèce de bar qui compte dans les 5 terrasses, toutes blindées de monde tous les soirs, et la vue est renversante. Le bar se situe sur la pointe d’une falaise et offre un panorama sur le soleil couchant dans l’Ocean Indien.

Comme pour la nourriture, les bières appelées « Bintang » sont carrément abordables (surtout de mon point de vue de parisien qui a l’impression de devoir prendre un crédit pour chaque pinte commandée dans la capitale) et vraiment bonnes. Les alcools fort en revanche, en plus d’être quasiment inexistants sur l’île, sont pour le coup vraiment chers.

Et bon à savoir, tous les samedis soir le Single Fin se transforme en énorme fête et est plein à craquer de surfeuses et surf dudes là pour s’éclater dans une super ambiance. Tout ça sur fond de coucher de soleil.

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Mais au delà du paradis, Bali a aussi son lot de dangers, surtout avec le surf.

Le soleil est extrêmement violent, à tel point que les locaux qui sont pourtant très foncés de peau sont obligés de se couvrir aussi lorsqu’ils y sont exposés. Les crèmes solaires indice 50 et 70 n’ont simplement pas suffit à nous sauver, et le temps de comprendre qu’il fallait surfer avec un t-shirt on a eu le temps de cramer sévèrement. Sur l’eau la réverbération des rayons fait que l’on crame encore plus vite, c’est pourquoi nous avons suivi les conseils avisés de nos nouveaux potes et nous sommes tartinés la tronche de « zinc », une espèce de crème épaisse, un peu terreuse niveau texture, équivalente à un indice 150 en crèmes solaires…

Et en gros, ça donne que tu vas surfer avec une tronche comme ça:

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Dans les derniers jours, on a décidé d’aller tenter un nouveau spot: Green bowl.

Mais malgré les protections le soleil a eu raison de moi pendant le trajet en scooter et je me suis tapé une insolation. Je suis resté cloué sur la plage incapable d’aller surfer. Mais à ce moment là, je ne savais pas que le soleil m’avait probablement sauvé la peau… (comble)

Ryan, qui est un surfer aguerri, a sauté à l’eau avec sa board malgré des vagues carrément impressionnantes. En fait, il n’avait jamais ridé des vagues aussi grosses. Après une heure passée dans l’eau, il revient me rejoindre sur la plage le visage complètement blanc et le regard perdu dans le vide et me dit « j’ai failli crever ». Sympa. En fait il a essayé de prendre une grosse vague et est tombé dans le rouleau, du coup la vague l’a emmené jusqu’au fond à près de 3 mètres sous l’eau (oui ce spot fait partie des eaux profondes) et il a dû luter pour se hisser jusqu’à la surface avant de ne plus avoir du tout d’air. Mais à peine la tête sortie de l’eau une deuxième vague aussi grosse l’a ramené tout au fond. Il a finalement réussi à regagner la surface et à se trainer jusqu’à la plage, mais il a eu beaucoup de chance que ce soit la fin du set et qu’il n’y avait pas de troisième vague. Il n’aurait clairement pas tenu le coup.

La photo suivante a été prise juste 5mn après sa sortie de l’eau. Admirez nos têtes de vainqueurs, lui revenu d’entre les morts et moi ravagé par le soleil.

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Pour finir, Bali a vraiment été un trip de folie. La vie y est vraiment douce, le décor est sublime, les surfer de tous les horizons qui y viennent sont super relax et ne viennent chercher que des bonnes vibes. Même la pluie y est agréable! Elle rafraichie!

Comme toutes les expéditions loin de notre pays natal elle nous a réservé quelques galères, mais pour faire simple, la seule chose à laquelle on pense quand on parle de Bali, c’est « mais quand est-ce qu’on y retourne??? »

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Même depuis l’avion le dernier coucher de soleil a été dur à quitter.

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