DIY

DIY – Plan de travail atelier

to the bones - plan de travail - 25

Bon, on ne va pas se mentir, même si on est sur une logique de « do it yourself » on est d’avantage sur un cas de « démerde toi avec ce que t’as » pour cet article.

Les bons outils font les bons artisans et vu les formats des projets à venir, il me fallait absolument un GRAND plan de travail, qui plus-est capable d’en prendre pleins les dents.

Mais problème, qui dit meuble aux proportions hors du commun dit soit introuvable dans le commerce, soit trouvable à un prix exorbitant. Du coup il a fallu faire preuve d’un peu d’imagination avant de mettre les mains dans le cambouis.

Comme l’atelier est au coeur d’une usine de sidérurgie, un tour de reconnaissance s’est imposé. J’ai d’abord trouvé une multitude de supports rouillés à souhait qui servent à déposer les sections de barres d’acier une fois coupées. Ceux-ci sont stockés à l’extérieur depuis une bonne vingtaine d’années, patine naturelle garantie!

to the bones - plan de travail - 1

Une fois les moins tordus sélectionnés, direction l’atelier.

to the bones - plan de travail - 2

sur le coup je n’ai pas jugé nécessaire de retirer la mousse et les herbes folles aux pies des racks. J’ai bien fait vu que près d’une mois après avoir terminé le plan de travail elle ont vraiment l’air de se plaire, au point d’avoir sorti des petites fleurs jaunes.

to the bones - plan de travail - 3

Les support trouvés, il me faut maintenant un plateau. En déblayant l’atelier qui était un vrai débarras je suis tombé sur cette porte géante qui pesait une tonne. Je l’avait mise de côté au cas où (surtout parce qu’elle est quasiment impossible à porter…) et j’ai repensé à la phrase de Boris le hachoir dans Snatch « Lourd c’est bien, lourd c’est plus fiable ». Soit! Boris, cette porte sera la base du plan de travail! (si j’arrive à la porter).

to the bones - plan de travail - 4

On fait sauter les poignées qui ne servent à rien à part gêner pour la suite.

to the bones - plan de travail - 5

to the bones - plan de travail - 6

Et on met tout ça de côté, surtout pas à la poubelle, ça peut toujours servir plus tard.

to the bones - plan de travail - 7

to the bones - plan de travail - 8

Sur les tranche on fait aussi sauter les pâtes de fixation que permettent de solidariser la porte avec le mur. Ca par contre on les fout en l’air, faut pas abuser.

to the bones - plan de travail - 9

Vue de la porte installée comme par miracle sur ses nouveaux pieds, c’est ce qu’on appelle la magie de la télé (en backstage, ça a plus ressemblé à un combat épique équivalent à trois séances de muscu opposant Golum à la porte noire du Mordor).

to the bones - plan de travail - 10

Petite surprise, d’autres pâtes de fixations à faire sauter s’étaient cachées en dessous de la porte.

to the bones - plan de travail - 11

Les petits bois de la porte offraient un support parfait pour la couche de couverture à venir, mais malheureusement ils étaient 8mm plus bas que les bords extérieurs du cadre de porte. Du coup il a fallu prendre les côtes pour combler la différence.

to the bones - plan de travail - 12

J’ai trouvé des plaques en aggloméré de la bonne épaisseur chez notre ami magicien leroy merlin. C’est un matériaux que je n’utilise jamais normalement parce que très moche, mais il a l’avantage d’être bon marché, du coup parfait pour une couche non visible d’entre deux.

Il ne restait plus qu’à tracer / couper / visser.

to the bones - plan de travail - 13

to the bones - plan de travail - 14

to the bones - plan de travail - 15

Les plus bricoleurs se diront en voyant la photo suivante: « mais qu’est ce qu’il fout ce con, c’est pas des visses à bois, c’est des visses à placo! Il est fou! Il ne respecte rien! C’est l’anarchie! Fin du monde!!! aaaaaahhhhhh!! »

Mais non, rassurez vous, il y a une explication scientifique à ce comportement déroutant: c’est plus beau.

Les visses à placo mordent le bois sans problèmes et je n’avais vraiment pas envie d’avoir des visses apparentes chromées ou dorées au milieu du bois. Le noir mat match mieux.

to the bones - plan de travail - 16

On commence ensuite à rentrer dans la partie cool de la « presque finition ». Pour couvrir le plan de travail j’ai choisi d’utiliser du sapin qui a des avantages et des inconvénients: il n’est pas très cher, facile à trouver et facile à  travailler.

En revanche, il a un aspect naturel pas forcément qualitatif avec sa teinte blanc / jaune et son toucher irrégulier. Ce n’est pas un problème pour moi, j’avais besoin d’un bois assez tendre capable d’encaisser les coups, et pour la teinte, c’est plus bas que ça se passe 😉

to the bones - plan de travail - 17

Bon à savoir: j’ai fait des lattes dans le sens de la largeur plutôt que dans la longueur pour empêcher le bois de pouvoir trop travailler et le contraindre d’avantage à garder sa position.

gjfhdgfsdqes

Une fois les planches coupées aux bonnes dimensions, on passe à la fixation. Petit tips: utiliser un petit support transparent avec un angle droit pour marquer les planches à l’emplacement des visses. Ca permet d’éviter de re-mesurer chaque point et de gagner pas mal de temps.

Perso j’ai utilisé un emballage de foret.

to the bones - plan de travail - 18

Et surtout toujours pré-percer le bois avant de mettre une visse avec un foret légèrement plus petit. Ca évite au bois de se fendre sans empêcher la visse de mordre le bois.

to the bones - plan de travail - 19

to the bones - plan de travail - 20

to the bones - plan de travail - 21

On revient sur la teinte. J’ai pas mal cherché comment donner une teinte un peu plus vintage à mon plan de travail. Il me fallait un produit à la finition mat, qui n’empêche pas le bois de se patiner naturellement et qui teinte en profondeur sans être trop foncé.

Je me suis lancé avec le produit sur la photo qui est recommandé pour deux couches, mais problème, le pin bois énormément donc une seule couche possible. Malgré sa couche unique, la teinte approche de près celle que je recherchais.

to the bones - plan de travail - 22

to the bones - plan de travail - 23

Au final, pour le bois, la teinture et les visses le plan de travail m’aura couté aux alentours de 100€.

C’est très raisonnable pour un meuble mesurant 220cm de long par 150cm de large, d’autant plus quand on voit que le moindre petit bureau de chambre type « indus » dans des magasins comme maison du monde coûte minimum 400€.

Mais le meilleur avec le DIY, c’est le plaisir d’avoir un meuble qui n’existe qu’en un seul exemplaire!

Bon, OK, vous allez me dire que c’est pas simple tous les jours de se trouver quatre racks industriels en acier et une porte de 1m50 de large par 2m de haut. Certes. Mais il s’agit ici plus d’un exemple de débrouille avec quelques conseils pratiques qu’une notice lego à suivre à la lettre.

Tout peut servir à faire à peu près n’importe quoi, il faut juste essayer de pousser un peu les codes de la déco conventionnelle et ne pas se fixer trop de limites. Plus ça sera fou et décalé, plus ça sera sexy.

to the bones - plan de travail - 24

J’espère que ce petit article vous a plu, n’hésitez pas à partager ici vos créas inspirées de ce DIY ou simplement vos avis!

To the bones© Tous droits réservés, demander avant utilisation.

Vous aimerez aussi

Aucun commentaire

Laisser un commentaire