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Trouvailles et réouverture

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Bon c’est vrai, les posts sur le blog ont été assez clairsemés ces derniers mois.

L’atelier n’étant encore qu’en parti équipé, je n’ai pu y travailler que quelques jours pendant les mois d’hiver qui viennent de passer (parce que dans l’état, -5 dehors c’est -5 dedans aussi…). Je sais, l’amour de l’art, tout ça tout ça, mais là j’ai cru que j’allais perdre mes doigts.

Mais ça y est! Le froid commence à sérieusement envisager de se barrer, du coup c’est le grand retour à la « Bones Factory »!

Et quoi de mieux pour se mettre en jambe pour la nouvelle saison qu’une chasse aux trésors? Pendant que j’étais au chaud chez moi à bosser sur mon bouquin à venir (je vous en reparle très bientôt) l’usine à côté de l’atelier elle n’a pas chaumé. Concrètement pour moi ça veut dire banco, des tonnes de matériaux à récupérer pour mes créas.

Je vous invite à me joindre dans ma cueillette de saison.

 

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Quasiment tous les matériaux que j’utilise dans mes créations sont des déchets industriels ou des pièces d’usure qui ont fait leur temps sur les machines.

Ce n’est pas vraiment une démarche écolo ou autre dans la mesure ou ces déchets repartent en fonderie pour être réutilisés (dommage ça aurait fait bien), c’est juste que j’aime donner une nouvelle vie à des objets qui ont subi l’usure du temps en les présentant sous un nouveau jour à un public qui n’aurait jamais dû croiser leur route (bon ça va ça sonne quand même pas mal).

Comme il s’agit d’une usine de sidérurgie je récupère beaucoup de grands rubans de scie dont les dents sont émoussées par les heures de coupe sur acier. Parfois les ouvriers brisent les lames pour s’en débarrasser plus facilement, je me retrouve donc avec des longueurs de lames allant d’un à deux mètres. C’est vrai que les lames en plus d’être lourdes sont plus ou moins souples et imprévisibles, et du coup dangereuses (comme en témoignent mes avant bras sur la photo au dessus).

 

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Il y a dans l’usine des zones plus ou moins en friche où sont entreposés d’anciens accessoires soit obsolètes, soit simplement trop déglingués. C’est entre autre là que j’ai récupéré les pieds de mon établi « home made ».

Mais la plupart du temps je chine le plus de matériaux dans….. les poubelles. D’énormes bennes pour être plus précis où sont déversées les chutes d’acier, les âmes de scie, les sangles fatiguées… Bref, pas très glamour présenté comme ça, mais une vraie caverne d’Ali Baba pour qui sait voir le potentiel d’un objet au delà de sa fonction première. En fait, c’est souvent en faisant « mon marché » que me viennent des tas d’idées pour des projets à venir avec de nouveaux matériaux.

 

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Il arrive parfois que les machines ou engins de l’usine tombent en panne, auquel cas je retrouve des pièces de moteur ou autre qui attendent sagement le moment où je vais avoir le temps de m’occuper d’elles.

 

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J’ai par exemple récemment mis la main sur une paire de vieux phares de camion avec une bonne dégaine, je vous prépare pour bientôt un DIY étape par étape pour en faire des lampes de chevet ou de salon.

 

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En général, j’adapte mes créations à l’aspect de rouille naturel qui a commencée à ronger l’acier, et souvent la nature fait très très bien les choses.

Mais il arrive parfois que je récupère des lames ou des tôles qui sortent tout juste de la chaîne de production sans être passées par la case stockage sous la pluie, donc bien trop propres.

 

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Du coup je les laisse reposer un moment à l’extérieur le temps que quelques semaines de pluie leur donne l’aspect désiré, c’est à dire le seuil de rouille que nécessite la créa en cours.

 

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Puis vient la récolte.

 

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Cet article est un peu à part puisqu’il ne parle pas directement d’une création précise, mais je me suis dit que ça pourrait être intéressant de partager avec vous les étapes intermédiaires avant d’arriver au résultat final, et vous montrer d’où viennent les matériaux utilisés.

Les ingrédients sont là, plus qu’à attaquer le gâteau. See you!

 

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